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Un marché du logement actif en 2018

Le marché du logement ancien analysé par les notaires montre une année très active en termes de volumes de vente.Les prix y sont encore en hausse mais en voie de stabilisation dans certaines régions. Les prix des logements à Bordeaux affichent une très forte hausse.  

Le marché immobilier du logement a été actif en 2018.Selon les chiffres publiés le 13 décembre par les notaires de France*, le volume des ventes a atteint 956 000 (oct. 2017- sept 2018) soit une hausse de +0,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Mais alors que l’activité progresse en province (+1,5 %), elle se contracte en Ile-de-France (-1,9 %).
* Source : dossier de presse du 13 décembre 2018, base BIEN

Des prix en hausse

S’agissant des prix, ils ont davantage progressé pour les appartements : de +3,4 % en un an (de sept. 2017 à sept. 2018). Mais la hausse est plus vive en Ile-de-France (+4,2 %) qu’en province (+2,6 %). Pour les maisons, la hausse est plus limitée : elle est estimée à +2,6 % pour l’ensemble de la France, mais contrairement aux appartements, les prix ont davantage augmenté en province (+2,7 %) qu’en Île-de-France (+2,0 %).
La projection des prix en fonction des avant-contrats laisse présager d’une modération de la hausse pour les prix des appartements (+0,7 % en 3 mois) et une très légère décrue pour les maisons (-0,2 % en 3 mois).

En province

La projection des prix à partir des avant-contrats permet d’anticiper, pour les appartements, une stabilisation (+0,1 % en 3 mois) et, pour les maisons, un très léger repli (-0,2 %).Les prix sont naturellement très contrastés d’une ville à l’autre ; Voici les prix des 10 villes les plus chères pour les maisons et pour les appartements.
La hausse des prix des appartements à Bordeaux est spectaculaire la hausse atteint 18,6 %. Elle est aussi très vive à Lyon (+9,2 %) et, dans une moindre mesure à Rennes (+6,7 %). À l’inverse, quelques villes affichent des baisses de prix. C’est le cas à Grenoble (-3,9 %) et aussi à Saint-Étienne (-2,1 %) où les prix sont particulièrement bas (860 € le m2).
Pour les maisons anciennes, les hausses sont plus homogènes. Quatre villes voient leur prix augmenter de plus de 5 %. C’est le cas de Bordeaux (+7,3 %), de Rennes (+6,0 %), mais aussi de Reims (+5,3 %) et de Lyon (+5,1 %).

Source : base immobilière des notaires de France. Prix de vente médian des agglomérations (ville centre + banlieue).

En Ile-de-France

En région parisienne, le volume des ventes de logements anciens est en léger repli (-2 % en variation annuelle) au 3e trimestre 2018, mais reste à un niveau élevé avec 175 430 ventes annuelles.Les prix sont toujours orientés à la hausse puisqu’ils ont augmenté en un an de +3,5 % au 3e trimestre 2018.
Les prix des appartements ont atteint de nouveaux records avec un prix moyen au m2 de 5 970 €. (+4,2 % en un an) et devraient atteindre 6050 € au 4e trimestre.
Quant aux maisons anciennes le niveau d’activité se stabilise à un haut niveau (-1 %) avec 55 700 ventes annuelles. Le prix moyen au 3e trimestre 2018 d’une maison en Ile-de-France est de 312 800 €, un prix qui a progressé en un an de +2,0 %.Le marché parisien se caractérise par un ralentissement des volumes (-3 %) en un an et une poursuite de la hausse des prix (+6,2 %) en un an à 9 500 € le m2.

Petite couronne

En petite couronne, l’activité reste à un haut niveau (-2 %), la Seine-Saint-Denis marquant un record de ventes d’appartements (+9 %), contrastant avec celui des Hauts-de-Seine (-7 %).
Le marché des maisons est plus dynamique (+6 %) mais également contrastés entre les Hauts de Seine (-1 %) et la Seine-Saint-Denis (+13 %).
Selon les indicateurs avancés, les prix des appartements anciens au 4e trimestre 2018 devraient augmenter en petite couronne de +6,1 %, notamment en Seine Saint-Denis (+8,2 %).Les prix des maisons devraient également augmenter de plus de 6 % en petite couronne (+6,6 %).

Grande couronne

En grande couronne, le marché des appartements est en progression (+2 % d’activité), l’activité y étant soutenue par les Yvelines (+11 %) tandis que l’Essonne se replie (-4 %).Pour les maisons,le marché est stable (+1 %), notamment dans le Val d’Oise (0 %) et diminue un peu dans les Yvelines (-3 %).
Les notaires estiment que les prix des appartements devraient peu évoluer en grande couronne (+2,8 %) en un an. Ceux des maisons anciennes devraient stagner (+2,3 % en un an). Le département le plus stable est la Seine et Marne (+0,6 %) et le plus dynamique est les Yvelines (+3,8 %).
Le prix moyen d’une maison en petite couronne est de 379 300 € et celui d’un appartement de 4 750 € le m2. En grande couronne ; est de 284 700 € et le prix d’un appartement de 3 040 le m2.

Bertrand Desjuzeur