<?xml version="1.0" encoding="utf-8" ?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"><channel rdf:about="https://unpi.org/index.php"><title>Le mag - UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</title><description><![CDATA[UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers]]></description><link>https://unpi.org/index.php</link><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>https://unpi.org</dc:creator> <dc:rights>UNPI 35 Millions de Propriétaires - Défense Propriétaires Immobiliers</dc:rights><dc:date>2025-11-14</dc:date><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="https://unpi.org/index.php?c=149&amp;cc=1202" /> </rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="https://unpi.org/index.php?c=149&amp;cc=1202" > <title>Chauffage urbain Une solution vertueuse pour les propriétaires, sous certaines conditions</title> <link>https://unpi.org/index.php?c=149&amp;cc=1202</link><dc:date>2025-11-14</dc:date><dc:language>fr</dc:language><dc:subject></dc:subject><description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color:#006400;"><strong>PR&Eacute;OCCUPATION</strong></span>&nbsp;- Dans un contexte o&ugrave; la transition &eacute;nerg&eacute;tique s&rsquo;impose comme une priorit&eacute; nationale et europ&eacute;enne, et o&ugrave; la hausse des co&ucirc;ts de l&rsquo;&eacute;nergie pr&eacute;occupe de plus en plus les m&eacute;nages, promouvoir des solutions alliant sobri&eacute;t&eacute;, efficacit&eacute; et &eacute;nergies d&eacute;carbon&eacute;es devient crucial. Dans cette dynamique, les propri&eacute;taires - qu&rsquo;ils soient occupants ou bailleurs - ont un r&ocirc;le central &agrave; jouer. Parmi les principaux postes de consommation &eacute;nerg&eacute;tique d&rsquo;un logement, le chauffage figure en t&ecirc;te. Bonne nouvelle : c&rsquo;est aussi l&rsquo;un de ceux sur lesquels ils peuvent agir de mani&egrave;re concr&egrave;te.&nbsp;<strong><em>Par la r&eacute;daction</em></strong></p><p style="text-align: justify;"><img alt="" src="https://unpi.org/images/0198891001763106828.png" /></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les r&eacute;seaux de chaleur urbains&nbsp;:&nbsp;&nbsp;un levier strat&eacute;gique pour la d&eacute;carbonation des usages</strong></p><p style="text-align: justify;">Face &agrave; l&rsquo;urgence climatique et la n&eacute;cessit&eacute; de r&eacute;duire les &eacute;missions de gaz &agrave; effet de serre, les r&eacute;seaux de chaleur urbains (RCU) s&rsquo;affirment comme un outil cl&eacute; pour d&eacute;carboner les consommations &eacute;nerg&eacute;tiques. En permettant d&rsquo;alimenter plusieurs b&acirc;timents &agrave; partir d&rsquo;une source de production centralis&eacute;e, ils offrent une solution collective, potentiellement plus efficace et plus durable que certains syst&egrave;mes individuels.</p><p style="text-align: justify;">Les RCU s&rsquo;imposent progressivement dans le paysage &eacute;nerg&eacute;tique fran&ccedil;ais, notamment les r&eacute;seaux dits &laquo; vertueux &raquo;, aliment&eacute;s &agrave; plus de 50 % par des sources d&eacute;carbon&eacute;es. En 2023, 50 065 b&acirc;timents &eacute;taient ainsi raccord&eacute;s &agrave; un RCU. Le parc priv&eacute; est directement concern&eacute; puisqu&rsquo;il compte pour plus de la moiti&eacute; de ce chiffre (environ 26 000 b&acirc;timents), le reste appartenant &agrave; des bailleurs sociaux.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Le d&eacute;veloppement des RCU a connu une dynamique soutenue, passant de 479 r&eacute;seaux en 2012 &agrave; 1 000 en 2023, soit une augmentation de pr&egrave;s de 110 % en une d&eacute;cennie. En 2023, les r&eacute;seaux de chaleur repr&eacute;sentent ainsi 29,2 TWh livr&eacute;s dont 19,4 TWh (66,5 %) issus de sources d&rsquo;&eacute;nergies renouvelables ou de r&eacute;cup&eacute;ration (EnR&amp;R). Les r&eacute;seaux pr&eacute;sentent une intensit&eacute; carbone (&eacute;missions de CO<sub>2</sub>&nbsp;par unit&eacute; d&rsquo;&eacute;nergie produite) moyenne de 113 gCO<sub>2</sub>&nbsp;ACV<a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1]</a>/kWh.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Les RCU sont encore actuellement principalement concentr&eacute;s dans les grandes villes. En 2023, les principales r&eacute;gions concentrant ce syst&egrave;me de chauffage sont l&rsquo;Ile-de-France, l&rsquo;Auvergne-Rh&ocirc;ne-Alpes et la r&eacute;gion Grand Est.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les obligations des propri&eacute;taires&nbsp;face aux r&eacute;seaux de chaleur&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Les lois &Eacute;nergie-Climat (2019) et Climat et R&eacute;silience (2021) ont introduit le classement automatique des RCU r&eacute;pondant&nbsp;&agrave;&nbsp;des&nbsp;crit&egrave;res&nbsp;stricts d&#39;efficacit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique et de recours aux EnR&amp;R. Pour &ecirc;tre class&eacute;, un r&eacute;seau doit &ecirc;tre aliment&eacute; &agrave; plus de 50 % par des &eacute;nergies renouvelables et de r&eacute;cup&eacute;ration et disposer d&rsquo;un syst&egrave;me de comptage de la chaleur livr&eacute;e tout en d&eacute;montrant un &eacute;quilibre financier. Ce classement entra&icirc;ne une obligation de raccordement pour les b&acirc;timents situ&eacute;s dans le p&eacute;rim&egrave;tre de d&eacute;veloppement prioritaire (PDP) du r&eacute;seau concern&eacute;. Ainsi, un propri&eacute;taire doit raccorder son b&acirc;timent &agrave; un RCU class&eacute; s&rsquo;il se trouve dans ce p&eacute;rim&egrave;tre. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un b&acirc;timent neuf (permis de construire post&eacute;rieur au classement) ou faisant l&rsquo;objet de travaux de remplacement de chauffage et s&rsquo;il a des besoins de chauffage sup&eacute;rieurs &agrave; 30 kW - ce qui correspond &agrave; quelques logements ou un petit immeuble collectif. &Agrave; noter, la collectivit&eacute; peut relever ce seuil de puissance si elle le souhaite. Pour ce faire, le propri&eacute;taire doit se rapprocher du gestionnaire du r&eacute;seau pour organiser le raccordement. En cas de non-respect, le propri&eacute;taire s&rsquo;expose &agrave; une amende pouvant aller jusqu&rsquo;&agrave; 300 000 &euro;.</p><p style="text-align: justify;">Il est cependant possible d&rsquo;obtenir une d&eacute;rogation, notamment si :&nbsp;</p><ul>	<li style="text-align: justify;">le r&eacute;seau ne peut pas techniquement r&eacute;pondre aux besoins du b&acirc;timent,&nbsp;</li>	<li style="text-align: justify;">le d&eacute;lai de raccordement est incompatible avec le calendrier des travaux,&nbsp;</li>	<li style="text-align: justify;">le propri&eacute;taire met en place une solution plus vertueuse (avec un taux d&rsquo;EnR&amp;R sup&eacute;rieur &agrave; celui du r&eacute;seau),&nbsp;</li>	<li style="text-align: justify;">le co&ucirc;t du raccordement est manifestement disproportionn&eacute;.&nbsp;</li></ul><p style="text-align: justify;">La demande de d&eacute;rogation doit &ecirc;tre adress&eacute;e &agrave; la collectivit&eacute; comp&eacute;tente (commune ou intercommunalit&eacute;). La d&eacute;marche reste souvent complexe et chronophage pour les usagers, faute d&rsquo;accompagnement. Enfin, la d&eacute;connexion &agrave; un RCU class&eacute; reste possible, sous condition de satisfaire l&rsquo;un des crit&egrave;res ci-dessus, bien qu&rsquo;elle soit souvent co&ucirc;teuse.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Pour les propri&eacute;taires, cette r&eacute;glementation peut donc impacter les choix techniques et financiers lors de la construction ou de la r&eacute;novation d&rsquo;un b&acirc;timent. Le co&ucirc;t des charges li&eacute;es au chauffage peut &ecirc;tre fortement impact&eacute;, en fonction du tarif appliqu&eacute; par le r&eacute;seau, du mode de gestion (public ou d&eacute;l&eacute;gu&eacute;) et de la performance &eacute;nerg&eacute;tique du b&acirc;timent.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Le co&ucirc;t de raccordement : un investissement cons&eacute;quent pour les propri&eacute;taires</strong></p><p style="text-align: justify;">Le raccordement &agrave; un r&eacute;seau de chaleur n&eacute;cessite le financement &agrave; la fois du raccordement au r&eacute;seau primaire (production d&rsquo;&eacute;nergie) et l&rsquo;adaptation du r&eacute;seau secondaire (gestion du chauffage et de l&rsquo;eau chaude sanitaire dans chaque logement). Dans le premier cas, les frais de raccordement sont fix&eacute;s par l&rsquo;exploitant ou la collectivit&eacute;, et d&eacute;pendent principalement de la distance de raccordement, ainsi que de la puissance d&rsquo;&eacute;nergie souscrite. Dans le cas du r&eacute;seau secondaire, les frais d&eacute;pendent de la faisabilit&eacute; technique. En moyenne, le co&ucirc;t du raccordement pour un immeuble de 25 logements s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve ainsi entre 3 000 et 4 500&euro; par logement avant aides<a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftn2" name="_ftnref2" title="">[2]</a>. Il faut avoir en t&ecirc;te que l&rsquo;&eacute;quilibre &eacute;conomique d&rsquo;un r&eacute;seau de chaleur d&eacute;pend fortement du nombre de logements raccord&eacute;s et des puissances souscrites&nbsp;: le surdimensionnement du r&eacute;seau entra&icirc;ne des prix &eacute;lev&eacute;s pour les usagers, faute d&rsquo;un besoin suffisant pour amortir les investissements.</p><p style="text-align: justify;">En d&eacute;finitive, la rentabilit&eacute; d&rsquo;un RCU ne s&rsquo;appr&eacute;cie qu&#39;&agrave; long terme et en co&ucirc;t global (investissement initial, entretien et prix de la chaleur). Celle-ci d&eacute;pend largement de la comp&eacute;titivit&eacute; du tarif propos&eacute; par rapport aux autres solutions de chauffage disponibles.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Des subventions et un dispositif fiscal essentiels mais fragiles pour les r&eacute;seaux de chaleur vertueux</strong></p><p style="text-align: justify;">L&rsquo;un des principaux freins au d&eacute;veloppement des r&eacute;seaux de chaleur est le co&ucirc;t &eacute;lev&eacute; de l&rsquo;investissement initial pour les porteurs de projet. Pour y rem&eacute;dier, le Fonds Chaleur, op&eacute;r&eacute; par l&rsquo;ADEME, constitue une aide &agrave; l&rsquo;investissement soutenant les r&eacute;seaux vertueux. Cette aide &agrave; l&rsquo;investissement permet de faire baisser le prix de la chaleur factur&eacute;e aux propri&eacute;taires. Le ratio de l&rsquo;aide rapport&eacute;e &agrave; la production additionnelle est d&rsquo;environ 10,7 &euro;/MWh<a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftn3" name="_ftnref3" title="">[3]</a>.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Cependant, le montant des subventions est adapt&eacute; en fonction du projet pr&eacute;sent&eacute; (taille, rentabilit&eacute;, prix de la chaleur), et ces crit&egrave;res, d&eacute;finis par l&rsquo;ADEME, sont r&eacute;vis&eacute;s chaque ann&eacute;e. Ce manque de visibilit&eacute; complique la planification &agrave; long terme des projets&hellip; De plus, dans un contexte de restrictions budg&eacute;taires, l&rsquo;enveloppe allou&eacute;e au Fonds Chaleur a &eacute;t&eacute; r&eacute;vis&eacute;e en 2025, soulevant des inqui&eacute;tudes quant &agrave; la p&eacute;rennit&eacute; du dispositif.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Les r&eacute;seaux de chaleur b&eacute;n&eacute;ficient &eacute;galement d&rsquo;une TVA r&eacute;duite &agrave; 5,5% sur la part variable de l&rsquo;abonnement, pour les RCU vertueux. Cet avantage fiscal est estim&eacute; &agrave; 9,7&euro;/MWh en 2022. Il est probable qu&rsquo;en dehors des p&eacute;riodes de prix &eacute;lev&eacute;s du gaz naturel, la fiscalit&eacute; avantageuse des r&eacute;seaux de chaleur urbains ne suffise pas &agrave; les rendre v&eacute;ritablement incitatifs par rapport &agrave; cet autre type de chauffage.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les r&eacute;seaux de chaleur&nbsp;: un atout pour la stabilit&eacute; des co&ucirc;ts de chauffage</strong></p><p style="text-align: justify;">En moyenne, les r&eacute;seaux de chaleur urbains offrent une plus grande stabilit&eacute; tarifaire que les modes de chauffage au gaz naturel, fioul ou &eacute;lectricit&eacute;. Une part fixe du prix de la chaleur est destin&eacute;e &agrave; couvrir les co&ucirc;ts d&rsquo;infrastructure et une part variable (56% de la facture en moyenne en 2023) est li&eacute;e &agrave; la consommation d&rsquo;&eacute;nergie, ce qui permet d&rsquo;att&eacute;nuer les fluctuations des prix des combustibles. On observe &eacute;galement une plus grande stabilit&eacute; des prix pour les r&eacute;seaux vertueux (aliment&eacute;s &agrave; plus de 50% en EnR&amp;R), en particulier dans le contexte de crise &eacute;nerg&eacute;tique r&eacute;cent. Toutefois, l&rsquo;existence d&rsquo;une part fixe &eacute;lev&eacute;e dans la structure de tarif n&rsquo;encourage pas les consommateurs &agrave; diminuer leur consommation &eacute;nerg&eacute;tique et donc &agrave; la baisse de leur facture.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Les RCU&nbsp;: un levier de d&eacute;carbonation fond&eacute; sur la valorisation des ressources locales</strong></p><p style="text-align: justify;">Avec en moyenne 66,5% d&rsquo;EnR&amp;R utilis&eacute;es, l&rsquo;empreinte carbone moyenne des r&eacute;seaux de chaleur est de 101 gCO2/kWh. Seuls l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (52 gCO2/kWh) et le biom&eacute;thane (41,7 gCO2/kWh) d&eacute;montrent une performance environnementale plus int&eacute;ressante. Mais derri&egrave;re cette moyenne, 64% des RCU fran&ccedil;ais restent plus carbon&eacute;s que des solutions de chauffage &eacute;lectriques ou au biom&eacute;thane. Pour rivaliser avec ces derni&egrave;res, il faut en effet atteindre un minimum de 90% d&rsquo;EnR&amp;R dans le mix &eacute;nerg&eacute;tique du RCU. En effet, on constate une forte disparit&eacute; entre des r&eacute;seaux nettement d&eacute;carbon&eacute;s et des r&eacute;seaux int&eacute;grant encore une part non n&eacute;gligeable d&rsquo;&eacute;nergie fossile en tant que solution d&rsquo;appoint ou &eacute;nergie majoritaire. En particulier, lorsque la part d&rsquo;EnR&amp;R dans le mix est inf&eacute;rieure &agrave; 30%, l&rsquo;on consid&egrave;re que les r&eacute;seaux de chaleur n&rsquo;ont pas d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t environnemental notable face aux syst&egrave;mes de chauffage aliment&eacute;s en &eacute;nergie fossile.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">Par ailleurs, l&rsquo;un des atouts notables des RCU est qu&rsquo;ils donnent la possibilit&eacute; aux usagers d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; une source d&rsquo;&eacute;nergie locale pour se chauffer. Ils valorisent notamment la chaleur fatale issue des industries, les gisements g&eacute;othermiques, ainsi que les ressources en biomasse. Actuellement, 78% de la production totale de chaleur des RCU est faite &agrave; partir d&rsquo;une source d&rsquo;&eacute;nergie majoritairement locale.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Un mod&egrave;le de gestion qui limite les marges de man&oelig;uvre des propri&eacute;taires et des usagers&nbsp;</strong></p><p style="text-align: justify;">Dans le fonctionnement actuel des r&eacute;seaux de chaleur, l&rsquo;abonn&eacute; &ndash; en relation directe avec l&rsquo;exploitant &ndash; n&rsquo;est pas toujours le propri&eacute;taire ou l&rsquo;usager final. Cette configuration cr&eacute;e alors un cadre contraignant pour les propri&eacute;taires et usagers qui n&rsquo;ont pas de recours directs en cas d&rsquo;insatisfaction. L&rsquo;abonn&eacute; a quant &agrave; lui des marges de man&oelig;uvre limit&eacute;es une fois le contrat d&eacute;fini avec, dans certains cas, des co&ucirc;ts de d&eacute;raccordement particuli&egrave;rement dissuasifs.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>Une transparence perfectible et un encadrement &agrave; renforcer</strong></p><p style="text-align: justify;">L&rsquo;acc&egrave;s aux donn&eacute;es publiques sur les r&eacute;seaux de chaleur, notamment en mati&egrave;re de tarification, demeure limit&eacute;. Il est n&eacute;cessaire de rendre plus accessibles certains &eacute;l&eacute;ments via les documents contractuels, les sites internet des fournisseurs, les rapports d&rsquo;activit&eacute; ou encore les comparatifs nationaux. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; responsable du service public, qui fixe le tarif de la chaleur, de communiquer ce dernier clairement et de veiller &agrave; ce qu&rsquo;il soit bien respect&eacute; dans le cadre d&rsquo;une d&eacute;l&eacute;gation de service public. Pourtant, on constate dans certains cas, comme &agrave; Metz ou chez Oise Habitat, que ces informations sont souvent mal transmises ou incompl&egrave;tes. Il est donc difficile de savoir combien les collectivit&eacute;s per&ccedil;oivent r&eacute;ellement, ni comment cela influence les prix pay&eacute;s par les usagers. En cause : des m&eacute;thodes de calcul peu claires et non harmonis&eacute;es, des montants opaques et des r&egrave;gles d&rsquo;&eacute;volution pas toujours publi&eacute;es. Ce manque de transparence a parfois men&eacute; &agrave; des situations jug&eacute;es injustes, o&ugrave; les collectivit&eacute;s utilisent la redevance comme une source de revenu suppl&eacute;mentaire, au d&eacute;triment des usagers, qui en paient le prix directement ou indirectement.Pour les usagers des r&eacute;seaux de chaleur, comprendre leur facture rel&egrave;ve parfois du casse-t&ecirc;te. Et pour cause : les mod&egrave;les de facturation sont multiples et souvent complexes. Entre les syst&egrave;mes R1/R2, P1 &agrave; P4, les formules enti&egrave;rement forfaitaires ou enti&egrave;rement variables, et des unit&eacute;s tarifaires qui varient du kilowattheure (&euro;/kWh) &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de r&eacute;partition tarifaire (&euro;/URF)... Cette absence d&rsquo;harmonisation rend non seulement la lecture des factures mal ais&eacute;e, mais complique aussi toute tentative de comparaison entre les diff&eacute;rents r&eacute;seaux de chaleur ou avec d&rsquo;autres modes de chauffage. Une r&eacute;gulation plus claire des RCU permettrait sans doute de rem&eacute;dier &agrave; ces probl&eacute;matiques et d&rsquo;assurer un meilleur d&eacute;veloppement.</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>RCU&nbsp;: un &eacute;quilibre encore &agrave; trouver</strong></p><p style="text-align: justify;">Les r&eacute;seaux de chaleur urbains s&rsquo;imposent progressivement comme un outil de la transition &eacute;nerg&eacute;tique, en alliant d&eacute;carbonation, valorisation des ressources locales et mutualisation des infrastructures. Pour les propri&eacute;taires, ils repr&eacute;sentent &agrave; la fois une opportunit&eacute; d&rsquo;agir concr&egrave;tement pour le climat et une contrainte r&eacute;glementaire et financi&egrave;re non n&eacute;gligeable.</p><p style="text-align: justify;">Mais si ces r&eacute;seaux peuvent offrir une chaleur plus stable, plus locale et potentiellement plus durable, leur rentabilit&eacute; reste conditionn&eacute;e &agrave; une performance &eacute;nerg&eacute;tique &eacute;lev&eacute;e, une gouvernance transparente et une tarification claire. Or, en l&rsquo;&eacute;tat, l&rsquo;opacit&eacute; de certains mod&egrave;les &eacute;conomiques, le manque de lisibilit&eacute; des factures, ainsi que les faibles marges de man&oelig;uvre laiss&eacute;es aux usagers freinent leur acceptation et leur d&eacute;ploiement dans le parc priv&eacute;.&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><p style="text-align: justify;"><strong>&gt;&gt; Retrouvez le rapport complet &eacute;tabli par l&#39;UNPI en <a href="https://unpi.org/files/Etude_UNPI_-_RCU_-_juin_2025.pdf">CLIQUANT ICI</a>.</strong></p><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><div><p style="text-align: justify;">&nbsp;</p><hr align="left" size="1" width="33%" /><div id="ftn1"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftnref1" name="_ftn1" title="">[1]</a>&nbsp;Analyse en cycle de vie&nbsp;: m&eacute;thode qui permet de quantifier les&nbsp;impacts environnementaux&nbsp;d&rsquo;un&nbsp;produit, d&rsquo;un&nbsp;service ou d&rsquo;un&nbsp;syst&egrave;me tout au long de son&nbsp;cycle de vie.</p></div><div id="ftn2"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftnref2" name="_ftn2" title="">[2]</a>&nbsp;Source : France Chaleur Urbaine (https://france-chaleur-urbaine.beta.gouv.fr/ressources/cout-raccordement)</p></div><div id="ftn3"><p style="text-align: justify;"><a href="applewebdata://2474B6F2-5848-4BD4-ACA2-6804E037130B#_ftnref3" name="_ftn3" title="">[3]</a>&nbsp;Ratio calcul&eacute; sur l&rsquo;ensemble des aides du Fonds de Chaleur</p></div></div>]]></description></item></rdf:RDF>